| Avaler ou pas, une question de goût Pour réduire le risque de transmission du VIH et des autres ITS en pratiquant un blow job, une pipe (fellation), il est recommandé d’éviter de prendre du sperme dans la bouche. Cracher le sperme au lieu de l’avaler ne réduit pas les risques, car c’est la présence du sperme dans la bouche et la gorge qui constitue un risque. Si tu aimes avaler le sperme, assure-toi d’avoir une bonne hygiène buccale. Tout problème de gencive (rougeur, saignement) ou de plaies dans la bouche doit être traité avant de pratiquer une fellation et d’avaler. Pour plus d’information, clique ici. Charge virale et traitements anti-rétroviraux Même sous traitement, avec une charge virale indétectable ou basse, une personne séropositive peut transmettre le VIH à ces partenaires. Il est vrai que le risque de transmission du VIH peut fluctuer avec la charge virale. Plus de virus signifie plus de risque de transmission. Ce qui laisse croire, selon les données actuelles, qu’une personne nouvellement séropositive a plus de risque de transmettre le VIH pendant la première année de son infection, car sa charge virale est à son plus haut niveau. En plus, ces personnes nouvellement infectées et ne le sachant pas croient qu’elles sont séronégatives (voir la section sur le dépistage). Une charge virale indétectable dans le sang ne veut pas dire absence de virus. Le terme indétectable réfère au fait que les tests dont on dispose présentement ne peuvent pas détecter le virus en bas d’un seuil particulier. La charge virale peut augmenter rapidement chez une personne séropositive à cause d’une infection ou d’autres facteurs, avant de revenir à un niveau indétectable. De plus, la charge virale mesurée dans le sang ne correspond pas toujours à la charge virale dans le sperme et le pré-cum (liquide pré-éjaculatoire). La pénétration anale et le risque Plusieurs variables peuvent jouer sur le niveau de risque de transmission du VIH pendant les relations anales. Certaines pratiques ou précautions peuvent réduire le risque de transmission. Cependant, peu importe les stratégies utilisées, enculer ou se faire enculer (pénétrations anales) sans condom demeurent des pratiques à risque élevé. La réduction du risque n’est jamais assez significative pour dire que le risque devient moyen ou faible. Que tu sois top (partenaire actif) ou bottom (partenaire réceptif), le risque de transmission du VIH et des autres ITS est élevé dans les deux cas. Certaines recherches rapportent que le bottom (partenaire réceptif : celui qui se fait enculer) court plus de risques d’être infecté par le VIH que le top (partenaire actif : celui qui encule). Le dipping (insertion partielle du pénis dans l’anus) sans condom et le retrait avant l’éjaculation comportent un risque important de transmission du VIH et spécialement des autres ITS. Le VIH est présent dans la muqueuse anale et peut être transmis au top (partenaire actif). Même sans éjaculation, le liquide pré-éjaculatoire peut transmettre le VIH d’un partenaire à l’autre. Des recherches récentes ont démontré qu’un homme circoncis a moins de risque d’attraper le VIH. Cette réduction du risque est partielle et ne se compare pas à la protection procurée par l'usage du condom. De plus, cette réduction s'applique seulement aux hommes circoncis exclusivement top (partenaire actif). Les lavements anaux peuvent augmenter le risque de transmission du VIH. Les lavements avec des produits chimiques irritent les parois de l’anus et du rectum, ce qui favoriserait la transmission du virus. De plus, certaines recherches suggèrent que cette pratique enlève une couche de cellules protectrices dans le rectum, ce qui faciliterait l’entrée du virus. Évite les lavements avec les produits chimiques et limite-toi à l’utilisation d’eau tiède. Les lavements post-relations sexuelles sont déconseillés, car ce processus peut pousser les liquides plus loin dans le rectum au lieu de les éliminer. Pour plus d’information, consulte notre section sur le sexe anal. |